Anatomie

Circulation sanguine dans la jambe

Dans la jambe, le sang descend par les artères, sous la pression du cœur, puis remonte par les veines contre la gravité. Ce retour veineux, plus difficile, dépend des muscles et de valvules anti-retour ; c'est là que naissent la plupart des troubles circulatoires.

Sur cette page
  1. La descente : les artères
  2. La remontée : les veines
  3. La pompe du mollet
  4. Les valvules anti-retour
  5. Pourquoi le sang stagne
  6. Questions fréquentes

La descente : les artères

Le sang riche en oxygène arrive dans le membre inférieur par l'artère fémorale, qui traverse la cuisse le long du fémur. Derrière le genou, elle devient l'artère poplitée, puis se divise pour irriguer la jambe : une branche descend à l'avant, d'autres à l'arrière du mollet, jusqu'au pied. La circulation artérielle est propulsée par la pression du cœur : c'est pourquoi on sent un pouls, par exemple au niveau de la cheville ou du pli du genou.

La remontée : les veines

Le sang appauvri en oxygène doit repartir vers le cœur, en remontant à contre-courant de la gravité. Deux réseaux s'en chargent :

Contrairement aux artères, les veines n'ont pas la poussée du cœur pour les aider : la remontée repose sur d'autres mécanismes.

La pompe du mollet

Le principal moteur du retour veineux est la contraction des muscles du mollet. À chaque pas, ces muscles se durcissent et compriment les veines profondes qui les traversent, chassant le sang vers le haut, comme on presse un tube. On parle de « cœur périphérique » ou de pompe musculaire du mollet. C'est la raison physiologique pour laquelle la marche et le mouvement soulagent les jambes lourdes.

Rester immobile longtemps, debout ou assis, met la pompe du mollet à l'arrêt : le sang remonte moins bien. Contracter les mollets ou marcher quelques pas la relance.

Les valvules anti-retour

À l'intérieur des veines, de petites valves en forme de nid d'hirondelle s'ouvrent vers le haut et se referment dès que le sang tend à redescendre. Elles fractionnent la colonne de sang et empêchent le reflux entre deux contractions musculaires. Quand ces valvules deviennent incontinentes, le sang reflue et stagne : la paroi veineuse se dilate, ce qui favorise l'apparition de varices.

Pourquoi le sang stagne

La stagnation résulte souvent d'une combinaison : valvules moins efficaces, pompe musculaire peu sollicitée, chaleur qui dilate les veines, station debout ou assise prolongée, hérédité, surpoids ou grossesse. Le sang s'accumule, la pression augmente dans les veines et une partie du liquide passe dans les tissus, provoquant un œdème. Les gestes et solutions sont détaillés sur remèdes contre les jambes lourdes.

Une jambe soudainement gonflée d'un seul côté, chaude, douloureuse et parfois rouge doit faire écarter une phlébite (caillot dans une veine) : c'est une urgence. Consultez sans attendre.

Questions fréquentes

Comment le sang remonte-t-il des jambes vers le cœur ?
Grâce à trois mécanismes : la contraction des muscles du mollet qui compriment les veines, les valvules anti-retour qui empêchent le reflux, et les mouvements respiratoires.
Pourquoi le sang stagne-t-il dans les jambes ?
Quand les valvules deviennent moins efficaces ou que la pompe musculaire manque d'activité, le sang remonte mal et stagne : jambes lourdes, œdème, parfois varices.
Marcher améliore-t-il la circulation ?
Oui : chaque pas active la pompe musculaire du mollet, qui pousse le sang veineux vers le haut. C'est le geste le plus simple pour aider le retour veineux.